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recherche - Antropologie

HOMME, NATURE ET LEUR PATRIMONIALISATION
AXES DU PROGRAMME ET OPERATIONS DE RECHERCHE : 
Voici le troisième axe du programme avec ses trois opérations de recherche. Cet axe concerne l'étude de l’homme, des patrimoines et des expressions socioculturelles. Il s'agit d'une étude inscrite dans les cadres historique, géographique et culturel, et concerne les rapports culture matérielle et patrimonialisation, rapport homme-nature (culture immatérielle). Elle traite également le regard historique sur le rapport de l’homme à l’environnement, les rapports musique, nature et représentations, ainsi que les rapports corps, nature, alimentation et discours qui en découlent).
 
III. HOMME, SOCIETE ET NATURE :
CULTURES MATERIELLES, IMMATERIELLES ET PATRIMONIALISATION
 
Porteurs du projet : Egle Barone et Gérard Police. Equipe : Anna Couprit-Franco, Kristen Sarge, Régis Verwimp.
 
Les trois opérations de recherche pour cet axe du programme sont :
 
1. Culture matérielle et patrimonialisation : perception et transformations des espaces humains et naturels
(Egle Barone Visigalli, Kristen Sarge, Régis Verwimp). Sujets traités :
– Cartographie.
- Colons et Amérindiens : espaces et natures.
- L’espace dans les sources relatives à la Compagnie de Jésus.
- L’espace amérindien.
 
2. Le patrimoine matériel et immatériel chez les Wayãpi, les Teko et les Palikur : esthétiques de la nature et représentations du vivant (Egle Barone Visigalli)
L’iconographie amérindienne découle de l’observation, de la reproduction et de la sublimation du monde naturel. Il présente des caractéristiques propres à chaque groupe ethnique, mais il est toujours inspiré par le monde naturel et principalement par le monde animal, réel ou mythique.
L’inventaire général des productions depuis le XVIIe siècle, ainsi que les discours relatifs aux objets, permet d’explorer plusieurs relations (grâce à l’utilisation de toutes les ressources disponibles, allant des collections muséales aux enquêtes sur le terrain) : entre la forme de l’objet et son produit ; entre sa forme (zoomorphe ou anthropomorphe) et son efficacité (pratique ou symbolique) ; entre les choix iconographiques et le monde naturel ou mythologique.
 
3. Relations à l’environnement dans l’espace et dans le temps. Perspectives amérindiennes, créoles et européennes en Guyane : confrontations, interactions et adaptations entre le XVIIe et le XXe siècle (Egle Barone Visigalli, Kristen Sarge, Régis Verwimp)
I. Géographie et populations. Sujets abordés :
- Géographie de l’Oyapock, du bassin fluvial au territoire.
- Recensement et dépouillement, dans leur plus grande exhaustivité, les archives de l’état civil conservées de part et d’autre de l’Oyapock.
- Etablissement d’un panorama de l’environnement et de l’occupation humaine de l’Oyapock.
II - Histoire et environnement. Sujets abordés :
- Modalités de la connaissance de cet environnement.
- Anthropisation du bassin de l’Oyapock.
- Économie de l’environnement forestier.
 
Première réalisation :

Publication en cours : les Actes du Colloque International Sciences de l’Homme, Sciences de la Nature : vers une éco-anthropologie ? Réflexions sur l’Amazonnie, 17-19 avril 2008, salle des délibérations de la Cité Administrative Régionale, Cayenne, Guyane.

 

L'ART DE LA PERFORMANCE : FEMME DE L'ORALITE CREOLE
 
Porteurs du projet : Dian RAMASSAMY.
 
En Guyane, les femmes prennent une part active dans le domaine du chant, de la poésie sonore, du conte, de la musique ou de la danse traditionnels. Appréciées du public et recherchées par les producteurs de spectacles pour leurs performances, les femmes créoles possèdent un savoir-faire et un savoir-dire remarquables.
Présentes dans la sphère publique comme dans la sphère privée, les femmes créoles constituent, à travers leurs actions artistiques, un pan du patrimoine immatériel. Il s’agira :
 
-          d’observer, in situ, les performances des femmes, mais également des hommes, à travers les matériaux de base que représentent « le corps », « le temps » et « l’espace ». D’un point de vue anthropologique, la performance qui, par essence, est un art, révèle une action artistique comportementale entreprise par un ou des artistes face à un public. Cet art éphémère laisse peu de traces et constitue l’une des formes artistiques les plus anciennes de l’humanité.
-          d’étudier la question du gender et la représentation des femmes dans le contexte colonial et post-colonial, à travers leurs rôles et leurs fonctions de passeuses d’histoires, d’actrices de la transmission orale et écrite des histoires de la communauté.
 
Des journées d’études ou un séminaire seront envisagées afin d’échanger sur la thématique du Corps, de l’hexis corporelle dans les sociétés créoles et afin d’opérer avec précision la redéfinition de la pratique mouvante de la performance, qui consiste, in fine, en une redéfinition des modalités d’utilisation des langages artistiques, et non celle d’une inscription figée dans une tradition autre que celle qu’elle a même créée.
 
Un DVD fixera le résultat de cette étude.

 

 

MEDECINE(S) TRADITIONNELLE(S), CORPS ET LANGAGE AUX AMERIQUES
 
Porteurs du projet : Diana Ramassamy et Sege Colot.
 
L’époque contemporaine est marquée par un développement des sciences et des techniques, favorisée par la recherche et le désir constants de rationalité scientifique, en lutte quasi-permanente contre l’appréhension religieuse, spirituel et philosophique du monde.
Les rapports de l’homme avec son environnement physique, social, linguistique, et les représentations qu’il s’en fait, se posent en des termes très différents selon qu’ils sont appréhendés sous l’angle de la rationalité scientifique ou de la pensée religieuse, spirituelle.
La progression rapide des sciences et techniques ne se fait toutefois pas sans de fortes résistances de la cosmogonie créole aux Amériques.
L’objet de ce projet sera l’étude contrastive/complémentaire approfondie des médecines traditionnelles des Antilles et de la Guyane, ainsi que des représentations qui s’y attachent. Il s’agira :
-          de dresser un inventaire le plus complet possible des plantes et des techniques utilisées ;
-          d’amorcer une nécessaire dimension linguistique (noms des plantes, techniques, maux et mots du corps (…) ;
-          d’étudier le personnage symbolique du « dòktè-fèy », ce maître déchiffreur des énigmes du corps ;
-          d’aborder la question intimement liée du rapport à la nature et au sacré.
 
Un séminaire de recherche, annuel, sera organisé pour rendre compte de l’évolution des travaux et pourra mener à terme à un colloque interdisciplinaire et international intitulé de manière provisoire « Patrimonialisation et Développement Durable ».