Page 1 de 2 Présentation
Éditorial
Le Cadeg : Un outil au service de la recherche scientifique et de valorisation des patrimoines matériels et immatériels. Le CADEG, Centre d’archives des documents ethnographiques de la Guyane, est fondamentalement de soutien aux réalisations scientifiques du laboratoire du Centre de recherche interdisciplinaire en lettres, langues, arts et sciences humaines (CRILLASH), l'un des laboratoires de l’Université des Antilles et de la Guyane.
Il s'agit d'un outil qui est installé à Cayenne, sur le Campus Saint-Denis de l’Institut d’enseignement supérieur de la Guyane (UAG-IESG).
Ce centre réunit un ensemble de compétences pluridisciplinaires internes à l’UAG, mais également celles d'autres institutions et mutualisées par conventions* ou en réseaux. C'est le cas du Musée des Cultures Guyanaises (MCG), grâce au Programme Régional d’Actions Innovantrices (PRAI). Il en va de même avec le Réseau des Archives et Documentation de l’Oralité (RADdo**).
Au sein de l'UAG, le CADEG mutualise également ses compétences avec d'autres institutions : le Pôle universitaire guyanais (PUG) et le CNRS (CNRS-UPS 2561 en Guyane ; à Paris : UMR 7107 du LACITO-CNRS et Paris-Sorbonne PARIS IV) -, ainsi qu’avec des Associations, dont l’AREXcPO Etnodoc en Vendée, l’Association AKADEMI TANBOU (en Guyane).
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Le CADEG a pour vocation d'être à la fois une référence, un concept et un outil pour la valorisation scientifique, prioritairement, des cultures matérielles et immatérielles de la Guyane française***, une région « bio-diverse » et, à ce titre, plurielle par les caractères de son environnement, de ses populations et de ses cultures, et donc par les dynamiques qui les sous-tendent. Cette diversité constitue une abondante source de savoirs et de savoir-faire qui s’offrent au regard pluridisciplinaire des sciences pratiquées tant au sein du CRILLASH, que par les autres partenaires comme le CNRS et l’IRD notamment.
De fait, la Guyane est un terrain d’exception pour les chercheurs de champs disciplinaires divers :
- sciences économiques, juridiques, médicales, botaniques, zoologiques ;
- études archéologiques, géologiques, géographiques ;
- arts, sciences humaines et sociales ;
- et d’autres champs encore.
Ainsi, au sein du département des Langues, Littératures et Sciences Humaines de l’UAG-IESG, les chercheurs en littérature, en linguistique, en histoire, en anthropologie, en ethnomusicologue, en musicologue – pour ne citer que les disciplines qui sont au cœur du département -, trouvent ici une matière abondante pour des appropriations diverses et par des expertises spécifiques.
En conséquence, les scientifiques concernés peuvent aborder, avec des méthodes et analyses appropriées, le rapport de l’homme avec son environnement, dans le cadre d’un vaste champ de recherche dénommé Homme, nature et leur patrimonialisation (HNP). S’y déclinent plusieurs axes thématiques et opérations de recherche. Les thématiques choisies inspirent par ailleurs des intitulés d’enseignements en licence et Master, et ouvrent des voies de recherches aux doctorants et aux post-doctorants.
Au Centre, l’objectif des acteurs engagés dans ce tissu de recherches est d’observer les cultures et traditions dans leur dynamique, d’en identifier les sources, et de participer au développement des connaissances sur la diversité éco-culturelle en Guyane.
Ils contribuent ainsi, non seulement au développement durable de cette Région et Département français d’Outre-mer, mais également à sa valorisation, par les publications et les enseignements sur les cultures concernées. Ceci permet en particulier de mieux les situer par rapport à la grande communauté européenne. Cela permet de répondre, en même temps, à la requête de l’Etat français appelant à mieux comprendre et définir les différentes identités, traditions et éléments du patrimoine. La mise en valeur de ces facteurs passe par l’archivage des fonds divers, ainsi que par leur analyse et par la publication de travaux.
* D’autres conventions sont en cours d’établissement, notamment avec la Région Guyane, le Musée des Cultures Guyanaises (MCG), le Parc Amazonien de la Guyane (PAG), la DRAC Guyane, l’association LAVI DANBWA.
** Le RADdo a été initié sous l’impulsion du professeur André-Marie Despringre et de l’AREXcPO en Vendée.
*** Les études entreprises dans le cadre du CADEG sont étendues au plateau des Guyanes (Brésil, Guyana, Surinam), aux Antilles et même au reste des pays de la Caraïbe.
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C’est à ces titres que le programme de recherche Homme, nature et leur patrimonialisation (HNP) s’insère en outre dans la programmation de la recherche du CRILLASH et dans les perspectives du développement de la recherche du Contrat de Plan Etat-Région (CPER) Guyane 2007-2013 (axes numéros 1 et 2 : Mieux comprendre les dynamiques sociales et territoriales, Civilisations et sociétés guyanaises dans leur environnement amazonien, connaissance, diversité et développement durable).
Ce programme de recherche met parallèlement en action un projet dans la continuité de l’opération de « Constitution et de numérisation d’archives orales de Guyane » dans le cadre du PRAI (Programme régional d'actions innovatrices), Communautés Guyanaises en réseau, ligne d’action n° 3 e.culture : Identité régionale et développement durable, dont le chef de file est le Musée des cultures guyanaises (MCG).
Le projet a pour objet :
- l’observation directe des comportements humains au travers de pratiques sociales et culturelles,
- l’archivage des données collectées.
Une sélection en est faite pour l’analyse des formes et du sens, en relation avec la fonctionnalité de systèmes complexes sous-jacents. Les résultats sont traités avec les moyens techniques, matériels et humains, du CADEG.
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Dans cette perspective, le programme de recherche Homme, nature et leur patrimonialisation ne s’identifie pas à une discipline scientifique spécifique, mais s’inscrit dans un ensemble pluridisciplinaire de pratiques scientifiques qui apportent du sens et de la valeur ajoutée.
Chacune des sciences impliquées s’attache donc, en débordant son propre cadre de réflexion, à décrire les facteurs humains, environnementaux et/ou liés au patrimoine des systèmes étudiés.
Aussi, par ses outils méthodologiques adaptés, chacune des disciplines participe à une analyse qui s’inscrit dans l’ensemble plus large du sujet traité, en décelant d’autres paramètres. Le principal objectif est d’instaurer des passerelles de réflexion avec d’autres disciplines connexes, pour mieux embrasser la réalité vivante étudiée.
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C’est cette optique qui explique l’ouverture actuellement engagée par le CADEG.
Apollinaire ANAKESA
Responsable scientifique du CADEG
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